Obama, Wall Street et les escrocs
Le plan actuel de sauvetage bancaire suit le modèle raté de l’administration Hoover
par Ismaël Hossein-Zadeh
article original : "How the Current Financial Rescue Schemes are Following the Failed Model of the Hoover Administration"
CounterPunch, dimanche 22 février 2009
Face à l’effondrement financier de la Grande Dépression [de 1929], l’administration Hoover créa la Reconstruction Finance Corporation [la société financière de reconstruction] qui a rempli les coffres des banques influentes de Wall Street avec l’argent du contribuable pour tenter de les sauver de la faillite. A l’instar des administrations Bush/Obama d’aujourd’hui, l’administration Hoover a utilisé la tactique d’intimidation « trop grosses pour faire faillite », afin de justifier le coûteux pillage du trésor national. Mais tout ce qu’elle a réussi à faire fut de simplement retarder le jour du jugement : presque toutes les banques firent faillite après trois années de plans de sauvetage extrêmement coûteux.
De façon similaire, lorsque les principales banques japonaises, dans la deuxième moitié des années 90, se retrouvèrent face à des pertes énormes à la suite de l’éclatement de la bulle immobilière et de l’excès de crédit dans ce pays, le gouvernement japonais s’est embarqué dans un coûteux plan de sauvetage des banques en difficulté, dans l’espoir de « créer de la liquidité » et de « revitaliser les marchés du crédit ». Les conséquences de ce plan de sauvetage ont été pareillement désastreuses. Un désastre auquel on a donné le nom de « décennie japonaise perdue ».
En dépit de ces expériences douloureuses et coûteuses, les administrations Bush/Obama (avec le Congrès américain) ont adopté des solutions similaires ruineuses, pareillement condamnées à échouer. Ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas conscience des politiques du passé qui ont échoué que les décideurs économiques de ces administrations ont adopté ces solutions. C’est parce qu’eux aussi fonctionnent sous l’influence des mêmes intérêts particuliers privés qui condamnèrent la politique de sauvetage de Hoover et du gouvernement japonais : les puissants intérêts bancaires.
Malgré sa complexité, cette solution de fuite en avant frauduleusement trompeuse pour venir au secours des marchés financiers actuellement paralysés n’est pas due à un manque d’expertise ou de savoir-faire technique spécialisé, comme le prétendent souvent les décideurs économiques des administrations Bush/Obama. Elle est la conséquence d’un manque honteux de volonté politique, car la solution est avant tout politique.
Le gouvernement américain est tout particulièrement réticent à faire ce qui doit être fait : supprimer l’écran de fumée qui asphyxie les marchés financiers, éplucher les comptes des banques géantes insolvables, les déclarer en faillite – puisqu’elles le sont réellement –, vendre leurs actifs aux enchères et les nationaliser – puisque les contribuables ont déjà payé plusieurs fois leurs actifs nets.
Pour le dire plus crûment, l’aggravation et la prolongation de la crise sont en grande partie dues à la servilité des décideurs politiques vis-à-vis des intérêts des joueurs de Wall Street – fuyant leur responsabilité qui est de protéger les intérêts du public.
Il ne s’agit pas de minimiser ou d’alléger le problème en disant que la solution à la crise financière actuelle est plus simple qu’elle n’y paraît. En fait, les joueurs de Wall Street ont relativement simplifié la solution en creusant leur propre tombe, se condamnant eux-même à la banqueroute et laissant par conséquent la nationalisation comme la seule solution logique et viable.
Ce ne sont pas seulement les radicaux, les gauchistes ou les socialistes qui l’exigent. Cette solution est désormais réclamée par de nombreux économistes et experts financiers, sur des bases purement pragmatiques ou opportunistes. Par exemple, Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie en 2001 et ancien chef économiste à la Banque Mondiale, fait remarquer :« La vérité est que les banques sont en très mauvaise condition. Le gouvernement américain a déversé des centaines de milliards de dollars pour un effet très modeste. Il est parfaitement clair que les banques ont failli. Les citoyens américains sont devenus les actionnaires majoritaires d’un très grand nombre de banques majeures. Mais ils n’exercent aucun contrôle. Tout système où il y a une séparation entre la qualité de propriétaire et le contrôle est une recette pour conduire au désastre. La nationalisation est la seule réponse. Ces banques sont effectivement en faillite. »
De la même manière, Mike Whitney, un observateur de Wall Street très incisif, écrit :
« La plupart des gens qui ont suivi la crise financière savent ce qu’il faut faire. Ce n’est pas un secret. Les banques insolvables doivent être nationalisées. Elles doivent être reprises par la FDIC [la société fédérale d’assurance des dépôts], leurs actionnaires doivent être éliminés, les porteurs d’obligations doivent voir leurs titres réajustés vers le bas, les dirigeants doivent être remplacés et les mauvais actifs doivent être dévalués. Il n’y a aucune raison de jeter par la fenêtre l’argent public simplement pour maintenir sous perfusion des banques mortes-vivantes. »
En Europe, pareillement embourbée dans une énorme débâcle financière, certains décideurs politiques appellent maintenant ouvertement à appliquer le « Chapitre 11 » [la loi sur les faillites] et/ou la solution de la nationalisation. Par exemple, dans un article publié dans l’édition du 12 février 2009 du Corriere Della Sera, le ministre italien de l’économie, Gulio Tremonti, appelle à réorganiser par la banqueroute les institutions financières insolvables :
« Si la crise n’est pas une crise de liquidité mais une crise d’insolvabilité…, le remède n’est pas de fusionner les banques en faillite avec d’autres banques en faillite, il n’est pas de transférer la dette privée ou de l’échanger en dette publique, il n’est pas de créer une demande privée supplémentaire artificielle. Si l’on est drogué, le remède n’est pas d’administrer plus de drogues… Tout sauver est une mission divine. Si l’on pense pouvoir tout sauver, grâce aux gouvernements en dernier recours, en fabriquant de la dette publique, on finit au bout du compte par ne rien sauver du tout et même les budgets publics seront perdus. »
Comme on l’a vu plus haut, les partisans du « sauvetage des banques à n’importe quel prix » se servent de la tactique d’intimidation « trop grosses pour couler », afin de justifier les trillons de dollars de cadeaux des plans de sauvetage. Utilisée de façon peu sincère pendant près de 20 mois depuis l’éclatement de la bulle financière, mi-2007, cette logique est à présent totalement discréditée, alors que les mesures de sauvetage, frauduleuses et toujours renouvelées, des banques insolvables se sont avérées à la fois inefficaces et dangereusement coûteuses – non seulement par le creusement du trésor national qui nous condamne à la banqueroute, mais aussi parce que cela prolonge et aggrave la crise.
Une autre logique défectueuse, justifiant les escroqueries toujours renouvelées des plans de sauvetage par ceux qui la défende, est que « cette crise est totalement nouvelle et qu’elle est très compliquée ». Voilà pourquoi ils prétendent que « bien qu’ils se consacrent à trouver une solution, cela prendra beaucoup de temps avant de voir un retournement du marché, parce que c’est un problème sans précédent et que, par conséquent, cela peut impliquer d’apprendre au fur et à mesure [comment y remédier] » !
Il est difficile de dire ce qui est pire : (1) Leur argument est sincère, c’est-à-dire, ils se consacrent vraiment à trouver une solution basée sur les intérêts nationaux, mais ils n’en ont pas encore trouvé une ; ou (2) il ne sont pas sincères et se consacrent délibérément à obscurcir les problèmes et à tromper le peuple afin de protéger les intérêts des joueurs financiers de Wall Street aux dépens des intérêts nationaux.
S’ils disent la vérité en affirmant qu’ils sont vraiment engagés à trouver une solution basée sur les intérêts nationaux, mais qu’ils n’en ont pas encore trouvé une (au bout de près de 20 mois), alors on peut dire avec certitude qu’ils sont une bande de tordus incompétents totalement ignorant des fondements théoriques et des leçons empiriques des faillites bancaires et/ou des nationalisations bancaires et que, par conséquent, ils ne devraient pas être au sommet de notre appareil de prise de décision économique. Mais si leur argument n’est pas sincère, alors ils jouent à la politique avec nos intérêts nationaux afin de servir des intérêts particuliers – ce qui est un crime et devrait être puni.
Cependant, il y a de bonnes raisons de croire que la confusion et l’incertitude créées dans les marchés financiers par l’équipe d’experts économiques Bush/Obama sont largement dues aux priorités indécentes de ces experts et à leur allégeance, pas à leurs efforts « sincères et infructueux ». C’est un problème d’avoir quelques énormes éléphants là où se décide la politique financière de la nation. Mike Whitney dit à juste titre que le Secrétaire au Trésor Tim Geithner est « un cheval de Troie pour les oligarques de l’industrie bancaire » :« Le lobby des banquiers a déjà fixé le programme. Tout ce brouhaha à propos du « sauvetage financier » n’est qu’un écran de fumée destiné à cacher le fait que les mêmes personnes qui se moquent de la loi et qui ont escroqué les investisseurs pour des milliards et des milliards de dollars sont de retour pour leur prochaine grande arnaque : un vidage rapide de la caisse publique afin de se sauver eux-mêmes de la banqueroute. C’est une plaisanterie. Obama a vogué vers le pouvoir sur la vague des contributions de campagne de Wall Street et le moment est venu de passer à la caisse. Préparez-vous à vous faire plumer ! Geithner est en train de mettre au point un partenariat « public-privé » pour ses potes, afin qu’ils puissent garder intacts leurs fiefs, tandis qu’il transfère des trillons de dollars d’actifs toxiques au bilan du peuple. Ils se sont agrippés au Trésor comme des croûtes sur un lépreux. Geithner est « leur homme », un cheval de Troie pour les oligarques de l’industrie bancaire. Il a déjà admis que son principal objectif est de ‘maintenir les banques entre des mains privées’. Cela veut tout dire, non ? »
Timothy Geithner, Henry Paulson, Ben Bernanke, Larry Summers et leurs cohortes au sommet de la machine Bush/Obama de prise de décision financière sont des personnes très futées. Ils font partie des plus grands cerveaux de Wall Street. Le problème est qu’ils sont avant tout, et jusqu’à la moelle, dévoués à protéger les intérêts des géants financiers de Wall Street. Et effet, on peut affirmer avec certitude qu’ils sont des lobbyistes déguisés de ces firmes financières. Peu importe l’ardeur qu’ils mettent à camoufler leurs plans de sauvetage ou les différents noms qu’ils utilisent pour ces mesures, leur point de départ est toujours la protection des banques insolvables.
Notez juste que s’ils ont modifié à maintes reprises le nom de leur escroquerie aux subventions, l’objectif premier reste le même. Le plan de sauvetage initial, qui annonçait un cadeau de 700 milliards de dollars de l’argent du contribuable, s’appelait Troubled Assets Rescue Plan (TARP) [Plan de Sauvetage des Actifs à Problème].
A mi-chemin dans le plan TARP, c’est-à-dire, lorsqu’il est devenu clair que les parieurs de Wall Street ne faisaient que jouer l’argent de TARP et l’amasser, le Secrétaire au Trésor de Bush, Henry Paulson, a re-conditionné cette mesure et l’a renommée investissement ou achat par les contribuables « d’actions préférentielles des institutions à problème ». En langage clair, cela signifie tout simplement payer « cash des détritus » [cash for trash], ainsi que Michael Hudson, un ancien économiste de Wall Street et Professeur de Recherche Emérite à l’Université du Missouri (Kansas City), le dit fort bien. Qui plus est, être propriétaire « d’actions préférentielles » d’une banque signifie ne pas avoir son mot à dire ou contribuer au contrôle ou à la gestion de la banque – c’est-à-dire, la propriété sans le contrôle.
Au fur et à mesure que le peuple américain devient progressivement conscient que ces plans de sauvetages sont frauduleux et qu’il se rebelle, les planificateurs deviennent plus fourbes. Ils ont maintenant intitulé la dernière version de leur escroquerie aux subventions : partenariat d’investissement « privé-public ». Ce plan de partenariat « privé-public », ainsi que le nouveau Secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, l’a annoncé le 10 février 2009, est conçu pour accomplir deux choses : premièrement, justifier la distribution de ce qui reste de l’argent de TARP ; deuxièmement, paver la voie à des cadeaux supplémentaires en subventions – qui pourraient atteindre 2,5 trillons (2.500 milliards) de dollars.
Officiellement, l’élément « privé » de ce soi-disant partenariat signifie que les hedge funds [les fonds spéculatifs], les fonds d’investissement privés et les banques d’investissement se joindraient à présent au gouvernement pour acheter les actifs toxiques des banques en difficulté. Bien que cela soit conçu pour montrer que la « participation privée » dans le plan de sauvetage diminuerait le besoin en argent public et, par voie de conséquence, réduirait le fardeau pour les contribuables, en réalité, ce ne se produira pas : parce que l’investissement privé prévu est conditionné au financement public et/ou à la garantie de cet investissement. Autrement dit, la soi-disant participation privée dans l’escroquerie aux subventions est essentiellement un moyen détourné de financer cette escroquerie par l’argent public.
Camoufler cette pile de cochonneries, de même que paver en sous-main la voie pour réclamer 2,5 trillons supplémentaires d’argent public au profit des banques mortes-vivantes de Wall Street, ne pouvait que rendre ce partenariat « privé-public » vague et peu convaincant. Il n’est pas surprenant que la bourse, au moment où Geithner a annoncé ce plan, ait été prise de panique, puisque les investisseurs ont clairement vu juste à travers les trous béants de ce plan machiavélique – dès que Geithner eut terminé sa conférence de presse, le Dow Jones avait chuté de 382 points.
Un gouvernement « du peuple, par le peuple et pour le peuple » commencerait à partir de l’objectif de trouver une solution à la crise financière qui serait basée sur les intérêts nationaux et, ensuite, regardait les implications d’une telle solution pour les banques insolvables. A la place, les administrations Bush/Obama commencent par l’objectif de sauver les banques insolvables et, ensuite, cherchent une « solution » qui puisse satisfaire cet objectif !
Interrogé sur la raison pour laquelle il avait sélectionné une équipe d’économistes néolibéraux qui avaient joué des rôles décisifs dans l’apparition de l’effondrement financier actuel, le Président Obama a donné la raison la plus bidon, la plus obscure et, ce qui n’est pas habituel de sa part, la plus stupide : « Je dois choisir parmi un groupe d’experts qui savent comment fonctionnent les marchés financiers. »
Oui, M. le Président, ils savent certainement comment marchent les géants financiers de Wall Street. Le problème est qu’ils sont des lobbyistes déguisés de ces géants financiers.
Il y a une preuve solide que non seulement l’équipe de conseillers économiques du Président Obama doit son avancement professionnel au cartel de Wall Street des firmes financières, mais également que le Président lui-même doit énormément à ce cartel, pour la promotion en coulisses de sa candidature présidentielle et pour leurs généreuses contributions à sa campagne. Contrairement à ce que prétend Barack Obama, que sa campagne n’a pas été financée par les lobbyistes de Washington, la preuve est là que sa campagne « a reçu plus de 10 millions de dollars de contributions de la part de Wall Street, de loin les plus gros contributeurs ». Selon Pam Martin, qui a roulé sa bosse à Wall Street pendant 21 ans et qui est à présent journaliste d’investigation, les sept plus gros donateurs de la campagne d’Obama ont été les géants financiers de Wall Street, qui sont (par ordre d’argent versé) :.« Goldman Sachs, UBS AG, Lehman Brothers, JP Morgan Chase, Citigroup, Morgan Stanley et Crédit Suisse. On trouve également un gros fonds spéculatif, Citadel Investment Group[1], qui est une source majeure de revenu pour Wall Street. On trouve aussi cinq grandes firmes d’avocats qui sont également enregistrées comme lobbyistes ; et une autre firme d’avocats qui n’est plus enregistrée comme lobbyiste, mais qui fait du travail juridique pour Wall Street. Le total cumulé de ces contributeurs, au 1er février 2008 – au moment de la campagne pour les primaires – était de 2.872.128 dollars. »
Les implications politiques pour le peuple américain sont claires : Réveillez-vous avant qu’il ne soit trop tard ! Si ceci semble vaniteux ou condescendant, veuillez me pardonner. Je n’ai aucun doute que le peuple finira par se réveiller des secousses de cette crise économique brutale – à l’instar de tous ceux qui ont déjà perdu leur emploi ou leur maison. La chose importante, cependant, est de se réveiller maintenant. Se réveiller avant qu’il ne soit trop tard – avant que les fissures entamant rapidement notre économie ne la transforme en un Titanic en train de sombrer.
Il est temps de se réveiller maintenant avant que les géants financiers de Wall Street et leur gouvernement – oui, c’est avant tout LEUR gouvernement – ne détruisent notre économie et ne mettent notre nation en faillite dans leur engagement impitoyable pour sauver à n’importe quel coût les sociétés financières mortes-vivantes.
Cependant, il n’y a pas de prix raisonnable qui puisse sauver les joueurs insolvables de Wall Street : ils ont tout simplement accumulé trop de mauvaise dette pour être sauvés. Le seul prix semble être de creuser un peu plus nos finances, d’hypothéquer notre avenir (et celui de nos enfants), d’aggraver et de prolonger la crise et, au bout du compte, effondrer complètement notre économie – et très probablement celle du monde entier.
Alors, encore une fois, il est temps de se soulever avant qu’il ne soit trop tard ; se soulever et exiger (pas quémander ou en appeler aux politiciens, ce qui s’est avéré futile) que le public devienne légitimement propriétaire des banques insolvables, puisqu’il a déjà payé plusieurs fois leurs actifs nets.
Il est également important d’exiger la nationalisation de la Banque de Réserve Fédérale (exactement comme les banques centrales sont détenues par le public dans la plupart des pays du monde). Il n’y a absolument aucune raison pour qu’une entité privée (qui s’appelle la Banque de Réserve Fédérale) ait la responsabilité de la prise de décision économique indiscutablement la plus importante : la création, le contrôle et la gestion de la monnaie de la nation. Il est totalement grotesque que le gouvernement ait accordé à une banque privée le droit d’émettre notre monnaie et qu’il lui emprunte ensuite avec intérêts ! (Le paiement des intérêts sur la dette nationale est le troisième poste le plus important du budget fédéral, après les dépenses militaires et les dépenses de sécurité sociale.)
Une fois que la tâche la plus importante de toutes – la création de la monnaie – sera ramenée sous le contrôle public et que les banques mortes-vivantes insolvables de Wall Street seront nationalisées, le gouvernement pourra alors se servir des banques publiques et émettre des prêts à des taux raisonnables, dégelant de ce fait les marchés du crédit, ranimant l’investissement et l’activité économique.Ismael Hossein-zadeh, enseigne l’économie à l’Université de Drake, à Des Moines, dans l’Iowa.
Traduit de l'anglais par [JFG-QuestionsCritiques]
Note :
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[1] Citadel Investment Group a été fondé en 1990 par le trader Kenneth Griffin, à Chicago. L’année dernière, ce dernier s’est rémunéré 1,5 milliards de dollars, aujourd’hui, il lutte pour sauver son fonds de la banqueroute…
Lire à ce sujet : "Que ceux qui ont gagné des milliards sur la crise financière lève la main !", The Independent, 14 novembre 2008.